Petite incursion dans l'estivalité du temps... Pendant que tous se plaignent d'une météo de merde, je t'avoue franchement, cher lecteur, que cette saison est l'une des plus belles que je n'ai jamais vécue! Vraiment, je n'ai rien à dire. Le ciel peut bien faire des siennes, le bon temps n'est pas une affaire de météo.
Hier soir donc, arrivait un moment que j'attendais depuis quelques semaines déjà: aller voir Coldplay au Parc Jean Drapeau. Accompagné de ma Bibitte, nous nous sommes dirigés en soirée vers l'île Ste-Hélène, armés de mon appareil photo et d'une petite caméra. J'étais alors incapable de me situer dans mes émotions. Je me disais que j'allais le réaliser sur place, après la première chanson. Moi et ma douce, on a fait des paris sur la première chanson. Bibitte à parier sur Life in technicolor et moi, sur Viva la Vida. C'est elle qui a gagner. Notre soirée entière devant ces musiciens a été en "technicolor".
La chiasse avec les shows en plein air, c'est de se trouver un bon spot. C'est fucké mais je me demande par quel phénomène on se retrouve toujours à avoir de plus en plus de "6 pieds et plus" en avancant dans la foule? Après une petite marche, une heure avant le spectacle, nous nous sommes arrêtés derrière les badots massés devant la scène et compactés. C'est un hasard total qui nous a amené à nous arrêter là. J'ai commandé une bière et nous avons attendu, détendu.
Comme transition entre le spectacle précédent et le leur (le choix des pièces me font penser que c'est Coldplay eux-mêmes qui ont choisi), on a fait jouer U2 et Magnificient et une pièce classique dont le titre m'échappe assurément... La frénésie était palpable. Puis, c'est par des jeux d'ombres que le chanteur est apparu d'abord, sur une scène apparement déjà habité par les autres musiciens, en jouant leur première pièce. Chris Martin est finalement apparu devant la foule en liesse, dans un décor à l'image du dernier album, entre deux écrans géants. Nous avons eu un noir de quelques instants avant la seconde pièce, temps qui m'a permis de m'attendre à un show chaleureux, sans gros artifice, sobre mais bien livré. Ce que j'étais dans l'erreur! Après deux ou trois autres pièces, Yellow nous a fait apparaître des ballons jaunes sur la tête dans un boucan incroyable. Je me rendais compte: je ne peux rien m'attendre face à Coldplay.
Baisser le volume avant de visionner l'extrait. Le son est excécrable!
Chaque chanson a été un délice que les membres du groupe ont réussis à rendre savoureux. Will Champion, le batteur, m'a impressionné à plusieurs reprises. Il est parfois difficile de s'imposer dans un groupe derrière un drum. Champion a été droit et a livré une excellente performance. J'ai chanté, tout du long, jalousant ceux qui avaient pu toucher un gros ballon jaune. J'ai bien aimé ce petit medley électronique où Smile upon your face m'a semblé un petit bijou. Mes bouillonnements intérieurs se sont intensifiés, de chanson en chanson. Lors de Lovers in Japan, des confettis en forme de papillon ont envahis la place... J'en ai pleuré de joie! La toune, la foule en couleur, les confettis, les feux d'artifices, la lune... La magie, c'est le seul mot qui se rapproche de la vérité.
Imagine, cher lecteur, mon étonnement lorsque je remarque, perdu à quelques pas de nous, des techniciens qui viennent déposer des guitares sur une petite scène, là, devant, à 15 pieds à peine. "C'est impossible!" Encore là, j'étais dans l'erreur. Les quatre membres du groupe sont apparus juste devant, ont chanté à la lune et à la ville quelques chansons, dont Billy Jean en hommage. Que peut-on demandé de plus! Je pouvais voir les veines du cou de Martin et c'était réel et non sur écran géant. Vidéo à venir...
Finalement, au lendemain de cet évènement dont je vais probablement me souvenir longtemps, je ne trouve pour seul commentaire honnête que "su' l' Cul!" pour décrire ma soirée. Chris Marin a été un performeur, rien de moins, et j'attends avec impatience leur prochaine venue.
Oui, ho oui, nous sommes le 23 juin, veille de la fête de toutes les fêtes... Bon, j'exagère mais dans le top cinq des fêtes nationales les plus célébrées, le Québec doit y être aux côtés des états-uniens et des français. Étrange quand même car ça renvoie à toutes sortes de questions ou de comparaisons. Mais je ne m'éterniserai pas sur le sujet, l'ayant fait dans le passé avec les billets Je mets ma St-Jean en boite!,La St-Jean... ainsi que «Je veux mon 24!» . Je ne suis toujours pas retourné sur les plaines et je suis convaincu que ça sera un autre dépotoir qui suivra les célébrations de ce soir. Les deux gros shows de Québec et Mourrial seront encore des shows de télé et cette année, les facteurs se souviennent de leur fête nationale grâce à leur beau calendrier tout beau corrigé.
J'en viens donc au fait du pourquoi de ce que j'écris...
Comme à chaque été, je prends des vacances de blogues. Anyway, vous avez remarqué que j'ai commencé depuis quelques semaines... je sais... je laisse souvent trop aller les choses. Je ne suis pas un top de TLMEB et je ne suis pas hébergé par Canoë ou Cyberpresse. J'écris, je publie avec quelques fautes, je pars, je reviens, je mets une photo et on ne me lit plus pendant des semaines. C'est mon côté blogueur underground! Je dois le travailler (BdR)!
Pour me reprendre, votre blogueur préféré vous réserve pour l'automne plus de photos et plus de vidéos... c'Est souvent moins long qu'écrire... je blague, je blague...
Bon été les pots de l'ordino! Reposez-vous, prenez du soleil et, pitié, restez cool!
D'abord, permets-moi de dire «What the fuck!»? Après tout, ta guitare était brûlée et descendait paisiblement le long des berges enneigées de la Yamaska, cette scène que j'ai vu en pleurant une époque révolue. Pour toi aussi, elle devait l'être, non? Malgré ce deuil monstrueux qui me griffait les entrailles lorsque je passais sur tes disques trop usés de mes oreilles, j'ai eu un répit en lisant Massoud Al Rachid. C'est bon ce que tu écris mais moi, j'aime le chanteur, le musicien, le compositeur, Leloup quoi! C'était pas pareil. Mon deuil a continué tu sais. Les jours gris ont passés et j'ai écouté tes disques, nostalgique, jusqu'à me dire qu'il fallait peut-être que je relaxe un peu... Je sais que tu t'en criss mais bon, je m'en criss que tu t'en criss et pis c'est cool de même... Je veux pas te faire chier avec mes niaiseries...
Exit Leloup, voici Leclerc, le vrai, celui derrière... Je t'en ai déjà parlé. J'ai pas été emballé. En fait, je crois que je suis pas assez mûre pour le gars derrière Leloup. Je suis trop jeune, insouciant, inexpérimenté dans les piments de la vie. Il est sûrement bon, Mexico, même Kaïn en a fait une toune que j'ai entendu à la radio... (sic) Mais, j'ai besoin encore de stock dans mon sac musical avant de me le retapper. Je suis trop con, voilà tout!
Pourquoi donc n'étais-tu plus là alors que la trame sonore de mon existence devenait Pop, Hip Hop et saloppe? Car Leclerc, c'était pas Leloup. Je pense que t'as pas conscience du monstre que tu as créé et persisté a habité en puant des pieds sur le plateau de Musique Plus avec ton habit rayé. Tu sais, c'est ce que j'aime de Leloup. Son attitude ingrate, la guitare sale, les paroles électriques... Leloup n'a pas les même fans que les autres...
Priant sans fin dans une nature qui s'éffrite, le regard suppliant le grand toucan blanc de te réentendre un jour, j'ai cherché un sens à mes goûts musicaux sans que tu n'y sois. J'ai découvert quelques belles choses, je suis allés du côté anglophone. J'ai recommencé à écouté de la musique, Leloup loin de tout.
Puis...
Alléluia, «God presse de l'or de», tu m'annonces que tu reviens d'entre les morts, moi le gars qui t'a jamais vu, qui te redoute aussi, parce que l'époque n'est pas fini au fond. Devais-tu revenir? Étais-je prêt? Et toi?
Bah, t'as raison.
T'as toujours raison.
Le coup de ta résurrection dans le temps de Pâques, c'était génial! Du pure délice!!!
J'ai écouté deux extraits. Moi le vendu. Moi, le gars qui se sent comme un ado présentement parce que la semaine prochaine, je vais avoir ton nouveau disque.
Tu ne peux pas te rendre compte...
Je ne suis pas un groopie
Tu sortirais un disque de bruits de bouche et je me lancerais dans un magasin pour l'acheter!
Bon, peut-être pas tant...
Mais quand même...
Bon retour vieux!
Je te souhaite la paix...
Take it
Chill...
(Avec la voix de Charles Tisseyre)
Le JP d'Amérique est une espèce animale unique. «Bleuet» par origine, le JP s'est sauvé de «Mourrial» où il était pour s'installer sur la «Vire-Sud», là où son habitat est moins menacé. Plutôt sauvage et solitaire, il partage son temps entre le travail, son éducation et son salon. Bloguant aux lueurs du jour et de la nuit, son cri est parfois bestial, parfois tendre. Entre deux photos prisent dans son dernier périple dans une région du Québec, il raconte un peu de lui ou un peu des autres afin de susciter une quelconque réflexion. Ou sinon, il déverse son trop plein en jouant avec les mots pour divertir ces lecteurs. Le JP d'Amérique est maître dans l'art de douter, de la procrastination et d'avoir des impressions...